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17e anniversaire de Radio Culture

Pour célébrer son dix-septième anniversaire, la radio culturelle algérienne a animé une journée d’étude sur le rôle de l’information culturelle en matière de consécration des valeurs nationales, mercredi 1er février, à l’auditorium Aïssa-Messaoudi, à Alger.

Déjà dix sept ans d’existence de Radio culture d’Algérie ! La célébration de cet anniversaire a été marquée par une journée d’étude, animée par des universitaires qui ont mis en évidence l’importance de la culture au moyen de différents supports (livres, périodiques, médias) dans le renforcement de la prise de conscience politique. La première idée développée par le directeur de cette station, M. Bengara, est la nécessité d’élargir le rayon de diffusion de Radio culture à d’autres régions du pays. Elle émet seulement six heures par jour sur grandes ondes (fréquence 14. 22).
C’est insuffisant pour couvrir les événements artistiques et culturels, marquant de plus en plus la vie quotidienne des citoyens algériens. Si les activités politiques, économiques, sociales et sportives occupent une grande place dans la nation, la culture s’y taille également une part non négligeable. Ces activités culturelles sont quotidiennes. Elles se manifestent par des sommets les fins de semaine, des pics au cours des nombreux festivals institutionnalisés durant la saison estivale et particulièrement pendant les soirées du mois de ramadan. Le grand problème réside dans la communication. C’est le point fort de cette journée d’étude.
Diffuser et élargir l’information constitue la tâche essentielle à accomplir pour assurer le rôle optimal des activités artistiques et culturelles. Il est en effet frustrant d’apprendre le lendemain par la radio et la presse, et sans y avoir assisté,  le déroulement d’une représentation théâtrale, de la projection d’un film, d’une vente dédicace, d’une conférence, d’une exposition, ou d’un gala ou récital. C’est ainsi que des générales de pièces de théâtre ont eu lieu avec un public réduit, composé en majorité de proches des comédiens, alors qu’il existe de très nombreux citoyens assoiffés de théâtre. Il en est de même pour les soirées de musique chaâbi. Des amateurs férus de ce genre musical populaire se déplaceraient vers tout lieu et en tout temps s’ils étaient informés à l’avance des concerts chaâbi. Par ailleurs, de nombreuses activités culturelles et artistiques se chevauchent, étant à l’affiche le même jour et à la même heure. Les organisations et institutions culturelles et de spectacles, publiques et privées doivent se concerter pour éviter ces erreurs de calendrier, portant préjudice aussi bien aux citoyens qu’à ces organismes.
Afin d’avoir un environnement adéquat et approprié à un développement fonctionnel des activités culturelles et artistiques, il convient d’ouvrir et de multiplier des petites salles de spectacles, à l’image de ce qui existe dans les capitales du monde. Certes, il  faut des salles à grande capacité d’accueil, mais ces structures aux espaces réduits, facilement gérables, avec un nombre élevé de représentations et aux coûts modestes d’exploitation, permettraient le lancement de nouveaux talents ou la promotion de nouvelles productions. En Europe et aux Etats-Unis, par exemple, certaines de ces petites salles sont devenues des références dans le monde universel des spectacles.
Cette journée d’étude couronne dix-sept ans de présence de cette radio culturelle ; elle atteste du développement grandissant du monde national de la culture. Pour garder en bonne santé ce développement, il convient de garantir et d’assurer les voies et les structures d’accompagnement. Créée le 1er février 1995, Radio culture a rendu hommage à trois journalistes qui se sont succédés à sa direction, à savoir Mohamed Amiri, Djamel Chaâlal et Fatima Ould Khissal.
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