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4e festival national culturel de la musique et de la chanson Amazigh : De la diversité jaillit l’unité...

Un festival tout comme la culture, dit-on, est ce qui reste lorsqu’on a tout oublié... Mais comment, donc, s’il vous plaît, peut-on oublier Tam, diadème rayonnant de l’extrême sud éclaboussé de soleil et bruissant de toutes ses fibres ? Car ici on entend même le grand silence du désert...

Une semaine durant, l’Algérie culturelle plurielle et si riche dans l’étendue de son patrimoine dont Tam en est l’expression si vivante, aura célébré et plutôt de fort belle manière cette extraordinaire panoplie qui en fait l’un des tout premiers au monde à receler autant de registres culminants. Et quel frais plaisir de découvrir et de redécouvrir tous ces talents dont la mosaïque signe encore une fois et de manière éclatante au demeurant, toute la luminosité et le génie d’un peuple jaloux de ses traditions millénaires et on ne peut plus de les voir étalés au grand jour, conservées intactes et surtout couvées comme un bien le plus précieux sinon inestimable.

En une semaine le public bravant les nuits glaciales aura fait le plein, nonobstant son éloignement de la scène et la station debout, lacune que les organisateurs devraient s’atteler à corriger puisqu’un festival au fond ne vaut que par cette nécessaire symbiose entre les artistes et leur public.

C’est d’ailleurs l’un des points noirs déploré par les artistes eux-mêmes soucieux, comme de juste de” “sentir” le souffle salvateur de leur public.
Au demeurant, certains artistes ont été les premiers à déplorer cette distance et à confiner même leur frustration à une partie des médias .venus couvrir cet important carrefour culturel et civilisationnel. Aux mis en cause de rectifier le tir pour que la fête soit totale. Par ailleurs combien même ce festival en est à sa quatrième édition, ce qui supposerait donc que tout soit réglé comme du papier à musique, il n’en demeure pas moins que les organisateurs auraient pu mieux faire s’agissant de la communication. Mais bon, promesse a été faite par qui de droit d’inventorier tous les aspects lacunaires recensés et reconnus tels et d’y remédier lors de la prochaine édition.

Pour le reste, c’est le jury composé pour l’essentiel de têtes d’affiche et notamment Hamdi Benani toujours égal à lui-même et qui a gratifié le public présent d’un morceau de son cru “maloufien” fort apprécié au demeurant puisque l’assistance et notamment ses fans qui le lui ont signifié de manière magistrale, autrement dit par une salve d’applaudissements que Hamdi chanteur de charme s’il en est, aura beaucoup apprécié, fidèle à son tempérament de feu... Autre figure médiatique revenue sur scène par la porte du jury, la pétillante Affifa animatrice de son état et vêtue pour la circonstance d’un costume traditionnel local taillé sur mesure..Enfin et toujours concernant les vedettes du showbiz l’assistance aura eu doit également à un petit quelque chose version Chab Yazid...

Pour les consécrations le djnet tahkim a jeté son dévolu et en toute impartialité dixit Afifa respectivement sur pour le premier prix de la meilleure interprétation la troupe de Tam “Ouroud”, le deuxième prix la formation “Maxi-As” de Béjaïa, le troisième prix  “Imnayen” de khenchela et enfin un quatrième prix dit d’encouragement au bénéfice de “Ithrene” venue droit de la capitale du m’zab, Ghardaia. Bref, tous les Amazigh ont été récompensés, consécration sertie d’une dotation financière variant de 100.000 à 350.000 DA pour les heureux lauréats. Bien entendu et sans remettre en cause l’utilité de la récompense en monnaie sonnante et trébuchante, le mieux est d’œuvrer encore et toujours à promouvoir tous les segments de la chanson algérienne fut-elle en tamachat, mozabite, kabyle, chaoui et autres parlers qui devraient faire l’objet de la même sollicitude car patrimoine et de ceux qui se revendiquent Amazigh et de ceux qui ne s’en revendiquent point...

Que dire d’autre à propos de cette manifestation culturelle qui a déjà le mérite d’exister n’est-ce pas, sinon que l’Algérie plurielle comprend de plus en plus et de mieux en mieux toute la stratégie qu’il y a à transmettre aux générations futures un précieux héritage, histoire d’assurer la pérennité d’un inestimable patrimoine aussi bien matériel qu’immatériel. Enfin, la quatrième édition a vécu , vive la cinquième version toujours améliorée, autant se faire que peut. Et on ne sait que trop que qui peut le moins, peut le plus...

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