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6e Festival international de musique andalouse

Originalité et pérennité

Au terme de dix jours de concerts et d’ateliers pédagogiques, la sixième édition du Festival de musique andalouse et des musiques anciennes a pris fin,  à Ibn Zeydoun, Alger, le dernier jeudi de l’année 2011, en présence d’un public nombreux.La soirée de clôture de la sixième édition du Festival de musique andalouse et des musiques anciennes est à la fois pédagogique et représentative de la musique andalouse. Pédagogique en ce sens que la première partie a axé sur un concours de l’exercice de la mandoline réservé aux espoirs, représentative parce que le festival a dédié à l’auditoire un magnifique bouquet de musique andalouse  interprété dans l’unité et la diversité par quarante-quatre musiciens et chanteurs, parmi les meilleurs du grand Maghreb, conçu et dirigé par le maestro Rachid Guerbas, commissaire également de ce festival.


Le concours a vu deux gagnants seulement. M. Rachid Guerbas a précisé : «Il n’y a pas eu de premier prix pour dire à ces participants qu’ils sont toujours en chemin et qu’ils n’ont pas encore atteint la perfection.» En deuxième partie de cette dernière soirée, une pièce musicale originale, qui a duré une heure et demie sans interruption, était programmée. Cette œuvre est un arrangement exclusif de l’expert de la musique andalouse Rachid Guerbas. Une composition qui est un véritable tableau de l’unité de la musique andalouse, jouée dans la diversité des styles et des modes régionaux. Cette diversité se traduit par la participation de musiciens et chanteurs venus de Tunisie, du Maroc, de Libye et des écoles de Tlemcen, d’Alger et de Constantine.
La pièce, marquée par beaucoup d’authenticité, s’est illustrée par des passages colorés par les modes spécifiques régionaux.
Dans cette interprétation, des solistes ont brillé aussi bien dans la virtuosité instrumentale que dans le chant. La voix de Hania de Cherchell a séduit par la mélodie et la justesse de son timbre. Un chanteur poète du Maroc a également soulevé l’enthousiasme du public. «J’ai été emportée par l’évasion !», s’est exclamée la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi. De son côté, M. Kébir, un membre de l’élite intellectuelle algérienne, a affirmé : «Je ne peux avoir que de l’admiration pour le compositeur de cette pièce.» L’un des moments forts de ce festival fut le passage remarqué de l’ensemble d’Autriche, le quintet Orpheon, dont le dirigeant a fortement insisté sur l’origine arabe du violon, dénonçant la pensée occidentale qui voulait  s’approprier la création de cet instrument, base de la musique symphonique universelle. A la fin de cette soirée de clôture, la ministre a pris la parole sur scène, félicitant M. Guerbas pour le succès de ce rendez-vous.
A une question relative aux festivals d’une manière générale, la ministre de la Culture a répondu en confirmant leur pérennité et indiquant que ces rencontres sont institutionnalisées par décret et qu’elles font partie des prérogatives de l’Etat.
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