| Festival international de Carthage Le cirque mana |
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Epoustouflant! Vers 22h15 et après une petite vérification technique, les deux premiers acrobates accédaient sur scène sous les ovations chaudes de «petits spectateurs». Un premier tableau de danse sur les rythmes d’une musique secrète lançait le spectacle. Les gymnastes, virtuoses et souples, offraient au public une scène magnifique de gestuelle harmonieuse. Le spectacle se compose d’une succession de tableaux où le décor, les costumes et les thématiques changent. Chaque représentation évoque une histoire particulière aux confins du monde de l’imagination et de la féerie. Outre les capacités physiques pharamineuses et incontestables des acrobates, les lumières et la musique concourent à l’ampleur de ce spectacle qui attire l’attention des foules et suscite leur admiration. Les «Farfadais» accomplissent dans la peau des créatures fantastiques des prouesses acrobatiques singulières qui se développent suivant un fil conducteur qui enchaîne les divers épisodes du spectacle. La scène du feu représente «Volcania», déesse du feu, qui brûle d’envie de se rendre maîtresse de l’Univers. Le terrible Perfagor, et l’oracle Vipéria, sont ses fidèles serviteurs. Pour vaincre «Océane», déesse de l’eau, Volcania n’a qu’une seule solution: se confectionner un manteau d’écailles et de sirènes. Ainsi, les vagues d’Océane ne pourront plus rien contre elle. Dix acrobates d’une agilité étonnante interprètent cette scène. Un autre tableau non moins féerique est celui de la terre: «Vanity», déesse de la terre, est une rose narcissique. A ses cordes, soumis et dévoués, Sopor et Valuim sont deux monstres plantes dont le poison provoque un profond sommeil. Elle s’aime sous les rayons du soleil et donnerait tout pour conserver l’éclat de la jeunesse. Elle consent à s’emparer de deux sirènes pour «Volcania», déesse du feu, qui en échange lui promet un éternel printemps. Océane, déesse de l’eau, est de retour. Elle rêve de paix et d’harmonie. Elle s’enorgueillit du couple de sirènes qui illumine son royaume. Mais lorsque Vanity s’empare des sirènes, Océane est au désespoir. Elle fait alors appel à «Eros», dieu de l’air, pour voler à son secours. Le tableau suivant illustre Eros, fort et courageux, qui met fin à l’éternel combat qui oppose le Bien et le Mal. L’eau, la terre, le feu et l’air se combinent dans les tableaux successifs qui composent le spectacle des «Farfadais»; conflits mais aussi tentatives de paix et de communication sont les thèmes principaux des différentes scènes. Le jeu était vraiment de haut niveau de professionnalisme, les acrobates faisaient preuve, ce soir-là, de grand talent et transportaient les présents notamment les petits à un monde fantastique. Il est à noter que ce spectacle se tourne en exclusivité en Tunisie et pour la première fois en Afrique. Il ne s’inscrit pas à vrai dire dans les spectacles du cirque, mais il révèle essentiellement de l’art du spectacle. Les «Farfadais» se composent d’acrobates virtuoses, notamment Stéphane Haffner et Alexandre Haffner, qui ont fait des tournées mondiales et donné des shows grandioses.
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