Festival international de Hammamet 2010

Un bouquet de découvertes et d’exclusivités

Comme de tradition, la 46ème édition du Festival International de Hammamet s’ouvre le 13 Juillet avec le théâtre et plus précisément avec «Ibn Rochd aujourd’hui», une création théâtrale dont le texte est signé par Ezzedine Madani. Décliné en trois sections, «Scène de théâtre», «World Music» et «Nuits ramadanesques», le programme réserve, cette année, maintes découvertes à son public avec des exclusivités comme les «Nuits du Slam, du Rap et du Stand-up», le dernier opus de Anouar Brahem, les derviches tourneurs de Konya, ou encore «Je connais un pays» de Oumaima Al Khalil. Sans oublier la présence exceptionnelle de Richard Martin, directeur du Théâtre Toursky à Marseille, qui nous revient avec son hommage à Léo Ferré: «La mémoire et la mer».

C’est ce qu’annonçait M. Lassaâd Ben Abdallah, directeur du Festival International de Hammamet, hier, lors d’une conférence de presse où prenaient également part Ezzedine Madani, Noômae Hamda et Raouf Ben Yaghlane. Madani présentait ainsi «Ibn Rochd aujourd’hui», une création théâtrale dont il signe le texte, pendant que Moncef Souissi en assure la dramaturgie et Mohamed Kouka la mise en scène. Après «Ibn Khaldoun, fragments futurs», le trio continue «le même cheminement critique et explore les travers de la vie moderne, les problématiques de la société contemporaine, les espoirs et illusions qu’elle suscite». Humour et dérision seront au rendez-vous avec, «vers la fin de la pièce, une brève comédie musicale résumant ce qu’il est advenu des personnages». D’ailleurs, jusqu’au 18 juillet, le théâtre sera à l’honneur avec les pièces de l’Irakien Alaâ Kahtan, du Palestinien François Abou-Salem, du Marseillais Richard Martin, et des Tunisiens Faouzia Thabet, Noômen Hamda, Raouf Ben Yaghlane et Kamel Aloui, sans oublier le cirque avec «Un Horizonte Cuadrado» par les Chiliens de la «Compagnie de Paso». Les thèmes que l’on retrouve dans la plupart des pièces présentées abordent la «prise de conscience, l’appel à la tolérance et au respect d’autrui», des questions qui «posent le devenir de nos sociétés, en particulier celles du monde arabe, avec des textes adaptés ou très librement inspirés de grands poètes, dramaturges ou penseurs comme Jarry, Sartre, Darwich, Ibn Rochd, Ferré, Ezzedine Madani…». La section World music se diversifie, quant à elle, en mêlant «chansons orientales, chansons maghrébines, métissages côté jazz ou folk, inspiration extrême-orientale ou rythmes des extrêmes africains, hybrides de classique et de tradition populaire». On retrouve ainsi le fameux Orchestre National de Barbès, Leila Hejaiej, Candy Dulfer, Jawhar Basti, Syrine ben Moussa, Marwan Khoury, Amel Mathlouthi, Garou, Anouar Brahem, le ballet Hip-Hop de Kader Attou…Quant aux «Nuits ramadanesques» qui démarrent le 11 août, elles accueillent Mayada Bsilis, les derviches de Konya, le Chœurs géorgiens, Slah Mosbeh, Adel Soltane, les «Nuits Flamenco et tango», Amina Fakhet, Nawel Ghachem et Sonia M’barek en clôture.

Une belle moisson en perspective qui sera répercutée par Nessma TV, partenaire du festival, avec une capsule consacrée au spectacles, à l’animation off et au Centre Culturel International de Hammamet lui-même, un bel édifice qui raconte l’histoire de Dar Sebastian et de cette scène du théâtre de plein air construit au cœur du jardin méditerranéen, en bord de mer sur le modèle des amphithéâtres romains.

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