| Festival international pour les arts de l’Ahaggar Tin Hinan-Abalessa |
|
La première édition du Festival culturel international pour les arts de l’Ahaggar Tin Hinan-Abalessa sera lancée, demain, à la maison de la Culture de Tamanrasset sous le signe de la culture saharienne. Déjà, à la veille de ce premier Festival international, les invités ont eu droit à une visite du musée de l’Office du parc national de l’Ahaggar à Tamanrasset.Dès l’ouverture, annoncée solennellement par le commissaire du festival, le wali de Tamanrasset et la ministre de la Culture, le ton a été donné pour la sauvegarde du patrimoine de la région. M. Mourad Betrouni, le directeur de la protection légale des biens culturels et de la valorisation du patrimoine culturel (ministère de la Culture), a fait une communication sur les mécanismes et instruments de la préservation et la valorisation du patrimoine culturel. D’autres sujets à débattre sont prévus au programme de cette journée, avant que l’espace ne soit cédé au divertissement et au spectacle. Jusqu’au 20 du mois en cours, la ville de Tamanrasset accueillera des artistes de renom, à l’instar d’Oumou Sangaré du Mali, considérée comme la seconde Miriam Makeba de l’Afrique. De la musique non-stop, il y en aura durant toute cette semaine, une scène ouverte aux Ishumers à Tamanrasset, sans oublier la reconstitution d’un campement à Abalessa. Des conférences autour des savoirs et du savoir-faire, de la littérature orale, des arts de l’Ahaggar, des soirées, qaâdate et hadra, des contes, de la danse avec des sons du Sahara, des projections de films, des workshops, de l’artisanat et un concours sont également prévus. A ce sujet, l’Office national du parc de l’Ahaggar (OPNA) doit sélectionner les meilleurs écrivains de contes et légendes. Des jeunes, âgés entre 10 et 16 ans, des professionnels et des amateurs ont soumis à un jury composé de professionnels des œuvres (contes ou légendes en arabe, en langues amazighe ou française) inspirées de la tradition orale populaire saharienne. L’appréciation de l’œuvre devra se faire en référence à la connaissance du patrimoine oral populaire, l’authenticité du récit et la qualité de l’écriture. Ce premier rendez-vous international des arts de l’Ahaggar est né suite à une manifestation locale, le festival Tin Hinan, organisée trois années de suite (2006, 2007 et 2008) sous la tutelle de l’association Les amis de l’Ahaggar. L’an dernier, l’OPNA s’est impliqué en assurant la quatrième édition. Après le festival Sauver l’imzad (du 14 au 16 janvier dernier à Tamanrasset), la capitale du Hoggar accueille enfin une manifestation d’envergure internationale pour renforcer la dynamique de préservation d’un patrimoine culturel.
Bookmarker
Envoyer par mail
Commentaires
(0)
|

