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Trois légendes du cinéma marocain honorées au festival national du film de Tanger

Trois noms légendaires du cinéma marocain: Salahddine Benmoussa, Mustapha Derkaoui et Abdallah Mesbahi ont été honorés jeudi soir par les organisateurs du festival national du film à Tanger.

C'est devant un parterre de personnalités du monde des arts et de la culture et de professionnels du 7ème art marocain et étranger que les trois vétérans ont reçu les honneurs de leur confrères qui, à l'occasion, ont rappelé les parcours respectifs de chacun étalés sur plus d'une quarantaine d'années.

Les trois stars, figures emblématique du 7ème art ont à leur tour évoqué la richesse de leur profession, les contraintes du métier et leur vocation impérieuse qui a fait fi de toutes les difficultés.

En effet, ces artistes engagés ont relevé durant leur carrière tous les défis. Aujourd'hui, ils sont incontournables dans le jeu prolixe, la mise en scène et la réalisation en mutation.

Salahhdine Benmoussa, comédien jovial talentueux est devenu au fil des années l'acteur de tous les genres et de tous les registres.

Ce natif de Casablanca s'adapte à toutes les situations en interprétant avec habileté tous les rôles. L'homme de 67 ans a entamé sa carrière dans les années soixante, aux côtés d'un grand nom du théâtre, Taieb Saddiki, et est devenu une icône du genre mais également de la télévision et du cinéma.

Se produisant dans le film magnifique "le coiffeur du quartier des pauvres" de feu Mohammed Reggab, Salahddine Benmoussa a su également se distinguer dans des productions "jeune génération" comme "les barons" réalisé par Yassir Ben Yadir un belge d'origine marocaine.

Son cheminement singulier jalonné de succès dans les productions nationales et internationales a été marqué de nombreux prix et distinctions.

Le cinéaste Mostafa Derkaoui considéré par des critiques comme "le peintre de sa propre intimité" ne se force pas dans ses films à la fiction.

S'inspirant du réel, Mustapha Derkaoui, lauréat de l'école supérieure nationale de cinéma et de théâtre de Lodtz en Pologne, a suivi sa propre voie illustrée par des images extrêmement libres.

Le réalisateur de "quelques évènements sans signification" (1973), "les cendres du clos", "les beaux jours de Shéhérazade", "les amours de Haj Mokhtar Soldi" et "la grande allégorie" parvient selon les critiques, à atteindre une esthétique de la solitude et de la souffrance qui transparaît dans son oeuvre.

Abdellah Mesbahi, lauréat de l'école supérieure du cinéma de Paris, a occupé plusieurs fonctions au ministère de l'information et au centre cinématographique marocain (CCM).

Ce septuagénaire natif d'El Jadida, dont la vie entière se confond avec celle du septième art a plusieurs réalisations à son actif.

Cinéaste engagé, Abdellah Mesbahi a dirigé de nombreux grands films dont "Al Qods Bab Al Maghariba", "la tere du défi", "Afghanistan pourquoi?", "demain la terre ne changera pas" et "silence, sens interdit".

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