| INSTITUT RÉGIONAL DE FORMATION MUSICALE DE BOUIRA |
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L'Institut régional de formation musicale (IRFM) de Bouira est une véritable pépinière de musiciens et d'enseignement du solfège. Ouvert le douze mai 1992, il a été d'abord une annexe, mais sans aucune existence juridique, de l'Institut national de musique d'Alger. Actuellement, l'Institut de Bouira gère à son tour l'annexe de Laghouat qui, à eux deux, prennent en charge 150 étudiants professionnels qu'il faut distinguer des amateurs. Ces derniers forment, à eux seuls, deux sections, l'une de 120 élèves à Bouira et l'autre de 130 à l'annexe de Laghouat. De telles écoles de même nature et missions, il en existe trois autres au niveau national, à Batna, Oran et Alger. À Bouira, c'est une ancienne église qui lui sert de siège et qui se trouve être, d'après les étudiants qui y sont inscrits actuellement, inadéquate et inappropriée pour de tels apprentissages et études en raison de l'exiguïté de l'espace des salles de classe et des box. Cette école de musique se compose de trois classes collectives de douze élèves et de quatorze classes individuelles. En effet, les cours pratiques sont individuels et personnalisés au niveau des box. En plus d'un conseil d'orientation, un conseil pédagogique est en place afin de suivre les différents cursus de formation des étudiants. Des équipements et instruments de musique de toutes sortes sont mis à la disposition des stagiaires professionnels et amateurs d'art tels que le piano, le violon, l'alto, les violoncelles, les contrebasses… Les différents cursus de formation que l'on peut y suivre sont de plusieurs natures. Certains étudiants sont là pour un cursus de six ans, d'autres de quatre ans afin de poursuivre des études en musicologie, solfège et musique classique, pour, à la fin, décrocher un DEGM (Diplôme d'études générales en musique). L'Institut comprend trois sections: la scolarité, les instruments et la formation générale. Cette dernière concerne des matières qui relèvent de la culture générale que sont les langues (arabe et française), la philosophie, la psychologie, l'histoire… Les spécialités sont diverses et variées et les plus connues sont être relatives aux différents instruments disponibles au niveau de l'institut. Les étudiants ont aussi à leur disposition des instruments à vent (en bois) comme la flûte, le hautbois la clarinette…ainsi que d'autres (en cuivre) tels le cor d'harmonie, la trompette, la flûte à bec, les trombones… Toutefois, la lacune est que «plusieurs instruments traditionnels ne sont pas enseignés dans cet institut à l'exemple de la flûte, du Tar, la derbouka, le mezoued, la zorna , et abendir… faute d'encadreurs et de méthodologie d'enseignement, regrettera Hasnaoui Moncef, docteur en sciences musicales et directeur de l'Institut. Seulement une quarantaine d'enseignants exercent dans cet établissement de formation musicale dont deux titulaires de magistère et quatre licenciés. Des enseignants étrangers sont attendus pour étoffer le personnel de l'encadrement. À la fin de leurs études, et devant un jury qui les évalue, les stagiaires présentent un mémoire ainsi qu'un programme d'interprétation artistique de leur choix parmi les oeuvres de grands classiques tels que Mozart, Beethoven… Un mémoire a déjà porté sur l'oeuvre musicale de feu Slimane Azem. Il est à rappeler que lors de sa dernière sortie au niveau de la ville de Bouira, le wali a visité le site qui accuillera le projet de construction du nouveau siège de l'Institut régional de musique. Il reste que pour l'actuelle infrastructure, aussi bien pour les études, au vu de l'encadrement présent, que pour l'espace disponible, la qualité de la formation n'est pas des meilleures.
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