| La reconquête de l’identité culturelle à travers la langue |
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La revue culturelle du Ministère de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine, «Al Hayat Athakafiya», a choisi de consacrer son thème principal dans son dernier numéro de mai à «La langue et l’identité», un sujet d’actualité aux quatre coins du globe dans la mesure où des débats sont réclamés partout pour parler de composantes de l’identité, des causes de la crise identitaire ou encore de la citoyenneté du monde. La première étude de l’universitaire tunisien Mahmoud Dhaouadi est intitulée «J’utilise la langue, donc j’existe». Les contemplations sur le thème de la langue et de la culture renvoient, d’une part, à la relation entre ces deux composantes et, d’autre part, au rôle de la langue comme symbole de l’Humanité. Dr Dhaouadi explique que la langue, la pensée, la religion et la science font partie des symboles culturels. Encore plus, la langue est le symbole explicite de la culture. Même si le terme «langue» n’existe pas dans la définition la plus connue de la culture, l’Etre humain, qui est un être culturel par excellence, confirme sa présence, son appartenance et sa culture par la langue qu’il parle. Une nouvelle conception de la centralité de la langue et de la culture dans l’identité de l’Homme démontre l’importance de ces deux conceptions. Il a expliqué que la langue est à la base des symboles culturels. La deuxième étude du Dr Imed Mehnane passe en revue la problématique de l’identité entre le nom, le concept et la réalité. En suivant une approche sémiologique, l’universitaire a relevé la dépendance de l’identité de plusieurs composantes dont «le lieu, le temps, le visage, la main et la langue», qui sont des facteurs importants pour forger l’identité individuelle de chaque personne, mais aussi l’identité collective des peuples et civilisations. La lutte entre les langues des différentes sociétés a engendré une crise qui entrave parfois la construction de l’identité. Certaines langues, dont l’anglais comme l’explique l’auteur, se sont imposées dans le monde entier grâce à des outils explicites et implicites, à l’instar du colonialisme et de l’essor industriel et économique de certains pays. Cette rivalité entre les langues est une réalité, a précisé l’auteur, que vivent toutes les sociétés contemporaines quotidiennement. «La langue entre la particularité culturelle et la preuve de l’identité» est une autre étude signée par Béchir Arbi et dans laquelle il explique la relation étroite entre le progrès de la langue et l’identité. Contrairement à l’identité biologique innée, l’identité sociale se forge au fil des années et nécessite une éducation sociale et culturelle que s’approprient les individus grâce à leur activité au sein de leur société. Les autres études se sont étalées en profondeur, sur le thème de la langue et l’identité. Aussi, au sommaire du dernier numéro d’ «Al Hayat Athakafiya», une étude approfondie sur les caractéristiques de la peinture arabo-islamique sur verre qui mélange dessin et écriture. Le numéro comprend aussi deux nouvelles à savoir «Les paliers de la Médina» de Houyem Ferchichi et «La conversation du retour» de Balkis Khalifa. On trouve, aussi, dans cette édition des poèmes, en l’occurrence «Envies» de Basma Bouabidi, «Un Etre très aimable» de Moncef Hammami, ainsi que cinq autres poèmes du poète syrien installé en Tunisie, Hédi Daniel.
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