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Les Marocains ne sont pas friands de lecture. C'est en tout cas ce qui ressort des différentes études menées à ce sujet. De moins en moins de lecteurs, un circuit d'édition en perte de vitesse et surtout un rapport au livre qui n'est pas encore bien défini dans la culture marocaine.
«Peu de gens lisent au Maroc. Ce n'est qu'à la rentrée des classes qu'on observe un achalandage plus important», confie un libraire de la place à Casablanca. Un constat que beaucoup d'autres professionnels de ce secteur soutiennent. Les Marocains ne lisent pas ou très peu. C'est une réalité de la société marocaine. Selon une étude du ministère de la Culture, datant de 2001, 50% des Marocains lisent entre 2 et 5 livres par an et 1 Marocain sur 10 ne lit aucun livre. 64% des enquêtés qui ne lisent pas confirment que leur lecture est concurrencée par d'autres médias, notamment le web, la télévision et d'autres intermédiaires audiovisuels tels que les IPods, les MP3, les Mp4, etc.
Des supports de plus en plus performants qui semblent perturber le rapport des Marocains à la lecture. S'ajoute à cela le taux d'analphabètes qui est d'environ 40%, un chiffre énorme. Face à cet état de fait pour le moins alarmant, tous ceux et celles dont l'activité est liée au livre redoutent cette absence d'intérêt pour la lecture. «Je pense que la lecture ne fait pas partie des priorités du Marocain moyen», martèle un libraire au quartier Mâarif. Il ajoute que « les livres ne sont pas à la portée de tout le monde, les prix étant élevés pour le Marocain moyen».
En effet, c'est entre 100 et 200 DH que se situe le prix moyen d'un livre, ce qui ne rentre pas dans les priorités du citoyen moyen. On ne s'étonne donc pas de voir les Marocains préférer acheter des ustensiles de cuisine ou encore des articles de décoration pour leur intérieur plutôt que de se doter d'une bibliothèque. Les livres n'étant pas à l'ordre du jour, on ne sera pas non plus choqué de voir les Marocains préférer se réunir pour se lancer dans des conversations futiles. À défaut de pouvoir s'adonner à cet exercice difficile et «coûteux» qu'est la lecture d'un livre.
À ce stade, il est important de signaler que sans la lecture, les citoyens sont dans l'impossibilité d'accéder à l'information et de contribuer à la diffusion de certaines valeurs primordiales pour le développement social et culturel. Un long chemin reste donc à parcourir par les responsables culturels pour donner plus d'importance à la lecture, étant donné que c'est la pierre angulaire de tout développement humain. Dans ce sens, le ministère de la Culture a lancé une étude à ce sujet, dont les résultats sont prévus pour 2012.
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