| Le groupe Inana ouvre le bal |
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Le groupe syrien Inana de la danse-théâtre a ouvert jeudi soir la 6e édition du Festival de Djemila, en présentant le grand spectacle théâtral «Zenoubiala reine de l’Orient» du réalisateur Jihad Mofleh. Nombre de vedettes du drame syrien participaient à ce spectacle, dont les artistes Yola Benyet, Moatassem Emairi, Mervet Bahlaouane et Manar Youssef. D’une durée de 120 minutes, ce grand spectacle haut en couleur, qui est un mélange entre le drame et la danse théâtrale, retraçait l’histoire de la célèbre reine Zenoubia. C'est le portrait d'une femme arabe, qui a bénéficié d'une éducation digne d'un noble Romain. Elle avait étudié le grec et comptait parmi ses amis l'évêque hérétique d'Antioche, Paul de Samosate. A sa beauté et son intelligence, elle alliait un caractère affirmé. Elle appréciait les plaisirs de la chasse aux grands fauves (lions, panthères, ours) et n'hésitait pas à mener les campagnes militaires à la tête de son armée. En 268, elle partit envahir l'Égypte en se prétendant descendante de Cléopâtre. Dans les faits, il s'agissait de contrôler le commerce venant des Indes par la mer Rouge. En 271, son armée s'empare d'Antioche. Désormais, Zenoubia dominait la Syrie et l'Orient, les provinces romaines d'Arabie, d'Arménie et de Perse lui ayant fait allégeance. Poursuivant son œuvre de mise en place d'une monarchie indépendante de l'Empire romain, elle se montrait ellemême vêtue de la pourpre impériale tout en adoptant parallèlement les usages pratiqués par les monarques orientaux. Probus reprit l'Égypte en 271. Dès 272, Aurélien entreprit sa campagne d'Orient. Il affronta les Palmyriens sous les murs d'Emèse. La légion romaine vint facilement à bout des archers et de la cavalerie fortement cuirassée mais trop lourde. La défaite de Zenoubia fut quasiment totale. Ses alliés l'abandonnèrent et elle s'enferma dans Palmyre. Aurélien entreprit un siège en règle qui fut long et difficile. Palmyre était bien protégée mais faute d'approvisionnement, Zenoubia s'enfuit de Palmyre et se réfugia dans la forteresse de Halabiye au bord de l'Euphrate. En voulant passer chez les Sassanides, la cavalerie légère romaine l'intercepta à l'automne 272. Palmyre se rendit peu après. Aurélien fit grâce de la vie à la reine de Palmyre. Zenoubia figurera, chargée de chaînes d'or, dans le cortège triomphal d'Aurélien qui eut lieu en 273 ou 274. Il lui accorda même une villa princière près de l'ancien palais d'Hadrien, et une pension qui lui permit de vivre décemment. Zenoubia aurait ainsi pu finir ses jours comme une paisible dame romaine. Mais elle préféra à la fin le suicide que de rester sous le joug des Romains.
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