| Le patrimoine musical amazigh |
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Une première avec l’Orchestre symphonique national
Les œuvres de Cherif Khedam, Akli Yahiatène et Abdelwahab Salim ainsi que des compositions relevant du domaine public du patrimoine musical amazigh sont interprétées par l’Orchestre symphonique national. Le public, séduit par cette nouvelle version, découvre ainsi le résultat d’une recherche approfondie et d’une élaboration académique de la structure musicale originale, tout en gardant sa saveur et sa flamme authentique. Les textes sont revisités par le maître Rabah Kadem. Celui-ci a adapté les paroles pour être chantées par la chorale. Quant à la musique, elle est élaborée par le maestro Rachid Saouli pour être exécutée par un orchestre symphonique. Le patrimoine musical amazigh peut être donc joué par n’importe quel orchestre symphonique de par le monde. «C’est un événement, et même une première !», s’est exclamé Si El-Hachemi Assad, commissaire du Festival du film amazigh. Ce sont effectivement des sons purs d’une musique recherchée qui ne subit nullement les effets artificiels de l’amplification. Ce sont des sonorités naturelles du violon, de l’alto, de la trompette, de la contrebasse, du violoncelle et surtout de la flûte traversière, dont les nuances subtiles ont su donner cette nostalgie et cette puissance évocatrice que ne peut atteindre un orchestre traditionnel. L’émotion atteint son comble en écoutant la mélodie du texte Tamoutiw azzizen, chanté par la chorale de trente jeunes, filles et garçons confondus. Cette complainte jouée par les violons ne peut que susciter les larmes aux yeux aux âmes sensibles. L’intensité de la concentration reste également élevée durant l’écoute des œuvres de Cherif Khedam, Abdelwahab Salim et Akli Yahiatène. La voix du jeune Benseghir Merouane est fraîche et mélodique, lui qui a chanté l’Ammi El Hocine, d’Akli Yahiatène. Cette voix a produit un charme indescriptible au cours de ce concert, faisant découvrir avec magie le patrimoine musical amazigh sous une forme symphonique. Les autres textes ont été chantés par la chorale. Son entrée discrète en scène était cérémoniale avec le groupe de filles en tenue sombre, entrées une à une sur la gauche de la scène, suivies simultanément par le groupe de garçons en chemise blanche, venant sur la droite. Cette judicieuse mise en scène a rendu le spectacle encore plus captivant. La présentation du concert a également été vivante. L’animateur est venu de Ghardaïa avec des textes poétiques en amazigh rehaussant ainsi cette atmosphère liée à la célébration de Yennayer, le nouvel an amazigh 2962. Quant à la composition originale de Sid-Ahmed Belli, musicien classique et théoricien de la musique, elle a servi d’ouverture à ce concert. Une composition qui est un voyage en musique académique à travers les régions d’Algérie. Le maestro Rachid Saouli a été ovationné à la fin de la présentation, car celui-ci a dirigé avec brio ce concert, dédié exclusivement au patrimoine musical amazigh.
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Accompagné de sa chorale, l’Orchestre symphonique national, dirigé par Rachid Saouli, a offert un concert dédié exclusivement au patrimoine musical amazigh, jeudi 19 janvier, au palais de la Culture Moufdi-Zakaria, à Alger.