| Le revers du mépris, de Muhend Lmulud Ubeqqa |
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Destin des hommes Inspiré d'une histoire vraie, le roman raconte les souffrances de Farhèth : «Issu d'une union légale, celui-ci est venu au monde 9 mois après le décès de son géniteur en apportant à sa mère des remords qui l'ont aliénée. Convaincu de l'infidélité de sa fille, le grand-père maternel était déterminé à égorger l'innocente et le nouveau-né.» Malgré cette situation indélicate qui plonge la mère de l'enfant dans un «abîme» creusé par la société, elle a su avec courage, et la foi aidant, élever Farhèth en lui donnant une bonne éducation et surtout la force d'aimer, car au mépris et à la haine de la société, Farhèth et sa mère Louiza ont répondu par l'amour et c'est là où se situe la force de l'être. Sinon comment avec tous ces mépris, il a pu se construire : «La tare la plus lourde à porter pour Farhèth était cet affublant ‘’SNP’’. Il ne s'en souciait pas tant qu'il ne connaissait pas la signification. Il aurait fallu que quelques élèves du cours de fin d'études s'intéressent à son cas. (…) On l'appelait le «ramassé, le fils du péché…» Alors, il rencontra un ami d'enfance, devenu procureur de la République qui l'orienta vers des pistes porteuses de vérité. Et c'est à partir de quelques poils de cheveux prélevés sur le crâne du chahid exhumé qu'on a pu identifier le géniteur. Est-ce le destin ou la bêtise des hommes ? C'est un grand débat. Certains pensent que le destin se définit en fonction de notre propension à pouvoir le changer. Il peut donner des inflexions à son destin qui est induit par ses gènes qui le font calme, nerveux, stupide ou intelligent. Quelqu'un d'intelligent pourra remédier à ses handicaps génétiques, quelqu'un de stupide, il faudra le faire pour lui. L'auteur du roman écrit dans un style simple, remet en «surface» certaines mentalités archaïques qui continuent à faire mal.
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