| NACEREDDINE BAGHDADI, AU SUJET DE LA CHANSON ALGÉRIENNE |
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«Le problème actuel de la chanson algérienne n’est pas dans l’absence de belles voix, ni d’un public connaisseur, encore moins d’un riche patrimoine, mais il réside, plutôt, dans l’interprétation», a indiqué M.Baghdadi lors d’une conférence animée dans le cadre de la 7e édition de la manifestation Andaloussiette El Djazaïr. Pour lui, un interprète doit étudier la poésie, comprendre ses mots et leur symbolisme linguistique, afin de pouvoir exprimer leur vrai sens quand il les chante, tout en suivant un rythme et une ligne mélodique qui reflètent la thématique des vers. Relevant que les dérivés de la musique classique algérienne, à savoir le hawzi, le chaâbi et l’aâroubi, se caractérisent par plus de liberté dans l’interprétation, M.Baghdadi a expliqué que ceci ne signifie pas permettre l’atténuation de la ligne mélodique ou du côté esthétique de cette musique savante. Il a toutefois reconnu une «forte interprétation» chez les chanteurs du raï, même si ces derniers n’ont pas appris ce genre de musique dans des conservatoires ou des associations. Selon lui, la musique andalouse a été «codifiée» de la part de ses maîtres par crainte de déformation, contrairement aux interprètes de musique raï, qui se caractérisent, a-t-il dit, par des senteurs de crooners et de blues-men, dans leur façon de chanter, soit une «grande» liberté d’interprétation.
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