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Hadj Mrizek est le demi-frère du regretté grand acteur, Rouiched. Il est originaire du village Kanis, à Azzefoun, à environ soixante-cinq kilomètres au nord-est de la ville de Tizi Ouzou
La Maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou abritera aujourd'hui, dimanche, et demain, deux journées d'étude sur l'un des piliers de la chanson algérienne: El Hadj Mrizek. C'est l'écrivain, chercheur et spécialiste du chaâbi, Abdelkader Bendamèche, également commissaire du Festival national de la chanson chaâbi qui ouvrira le bal des conférences avec une communication prévue aujourd'hui à 15 heures sur la vie et l'oeuvre de Hadj Mrizek.
Une deuxième communication est programmée dans le cadre de ces journées. Elle sera donnée par Lounis Aït Aoudia sur le thème «El Hadj Mrizek ou la mémoire ressuscitée». Plusieurs autres activités seront au menu: des concerts de chants, des expositions, etc. Les activités se termineront avec un spectacle et des témoignages en hommage à l'artiste Hadj Mrizek avec la participation de Boudjemâa El Ankis, Drifi Tarek et Hocine Dris. A l'instar de la majorité des grandes figures de la chanson algérienne du style chaabi ou populaire, Hadj Mrizek est originaire de la région d'Azzefoun mais est né et a vécu à la Casbah d'Alger. El Hadj Mrizek est né en 1912 et il a vécu jusqu'à 1955. Durant sa brève vie, il a été un brillant interprète de la chanson chaâbi. De son vrai nom Arezki Chaïeb, Hadj M'Rizek naît au 4, Rue de Thébes à la Casbah d'Alger. Il fréquente l'école «indigène» du quartier de Soustara, l'école Sarrouy où il obtient en 1927, le Certificat d'études primaires CEP «indigène». Très jeune, il s'intéresse à la musique. Son demi-frère Mohamed Qhioudji, lui apprend quelques airs de chansons qu'il interprète avec des amis à lui. Dans cet orchestre «familial», il tenait le tar. En 1928, au cercle du Mouloudia, Place Mahon face à Djamaâ Djedid, existait une association de musique andalouse au sein de laquelle il évolue aux côtés de Cheikh Ahmed Chitane, faisant d'énormes progrès dans le genre hawzi tout en suivant parallèlement des cours d'arabe. C'est là qu'il rencontre Mustapha Kechkoul, Omar Hibi et Bencharif. A partir de 1929, il anime la plupart des fêtes familiales de la Casbah. Ses interprétations du hawzi étaient très appréciées à Blida et Cherchell. Il trouve assez de temps pour aider le Mouloudia dont il fut le vice-président en 1937 et diriger par la suite la section natation. Il enregistre ses premiers disques à Paris chez Gramophone (78 T) en 1938, entre autres: Ya taha el amine, Yal qadi, EI bla fi el-kholta. Il effectue son pèlerinage en 1937, une année après El-Hadj El-Anka et Hadj Menouar. En 195l, il se produit à la salle lbn Khaldoun (ex: P. Bordes) avec Lili Bouniche. Il a interprété, El-Faradjiya de Sidi Kaddour El-Alami et Rohi Thasbek ya afdra de Bendebbeh. Le 20 mai 1952, il participe à un grand gala organisé au profit de la famille du Cheikh Khelifa Belkacem décédé le 4 novembre 1951. Au cours de la même année, il enregistre chez Pacifique son grand succès: El Mouloudia (78 T); les paroles lui étaient écrites par Cheikh Noureddine ainsi que Arassi noussik du poète Dris El-Alami et Qahoua ou lateye du poète Sid Thami El- Medeghri. C'était un dandy comme on disait à cette époque, gentleman et distingué. Tout comme Habib Rédha, Mustapha Skandrani, Mohamed El-Kamel, Abdelghani Belkaïd, Ali Debbah (dit Allilou) et beaucoup d'autres, il était très estimé par son public et particulièrement dans le M'Zab où il animait beaucoup de soirées, Qhioudji son demi-frère, dit Mohand Aromi, a joué un rôle important dans sa vie artistique du fait qu'il était organisateur de spectacles, il était en fait son imprésario. C'était lui qui réceptionnait les demandes de galas et fêtes familiales pour choisir les cheikhs disponibles et monter les cérémonies à sa manière. Hadj Mrizek avait entrepris, vers 1940, l'interprétation de chants religieux. Cheikh Sid Ahmed Ibnou Zekri, proviseur du lycée de Ben-Aknoun l'a orienté vers le hawzi et l'Aroubi, genres profanes qui lui allaient bien. Il s'initia au dur apprentissage de l'écriture poétique mais la maladie était là. Bien qu'alité, il s'enquerrait des nouvelles de la Révolution déclenchée le 1er Novembre 1954. Demi-frère de Rouiched, originaire de Kanis, à Azzefoun (Tizi Ouzou), Hadj M'Rizek, qui avait quitté, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la vieille maison familiale de la Casbah pour le quartier chic européen du Bd Pitolet, à Bologhine, mourut dans la nuit du 11 au 12 février 1955 à Alger, après une longue maladie et fut enterré au cimetière d'El-Kettar.
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