| Une autre partition |
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120 pays fêtent la journée mondiale de la musique créée il y a 30 ans en France. En Tunisie, cette journée a été célébrée, avant-hier à la maison de la culture Ibn Rachiq, presque discrétement. Le public était peu nombreux à suivre cette rencontre placée sous le thème « La musique voix de la démocratie », organisée par l’Association MusicArts du Grand Maghreb en présence d’intervenants comme Iadh Achour, musicien et organisateur de cette manifestation, Hafedh Makni, Zouheir Gouja et Lotfi M’raihi, responsable du Parti de l’Union Populaire Républicaine. La rencontre a été agrémentée par des interventions musicales présentées par des jeunes musiciens notamment d’El Mourouj. C’est dans le but d’améliorer la situation musicale que s’inscrit cette manifestation. « Les politiciens d’aujourd’hui qui seront les responsables de demain, doivent comprendre que les musiciens font partie intégrante de l’environnement politique en général et qu’ils ne sont pas un simple décor » a indiqué Iadh Achour. Hafedh Makni estime, pour sa part, que cette fête de la musique doit se passer dans les rues, ce qui n’est pas le cas actuellement. Son cheval de bataille reste l’enseignement musical et la manière de le réformer pour donner la chance à tout le monde d’apprendre la musique. « Nous avons un million deux cents mille scolarisés et les écoles étatiques n’offrent que quatre mille places à ceux qui veulent apprendre la musique » constate Makni ajoutant qu’il faudra penser à donner la chance à tous. « Dans l’avenir, il faudrait que chaque gouvernorat puisse disposer d’une école de musique et de profs intermittents engagés par les municipalités à l’instar de ce qui se fait en France qui peuvent se déplacer dans les régions pour apprendre aux jeunes la musique et découvrir de nouveaux talents » propose-t –il. Parmi la pléiade de partis politiques, il existe un parti celui de Lotfi M’raihi et pour cause, qui s’intéresse particulièrement à la culture et notamment à la musique. Les années précédentes, Lotfi M’raihi participe par le biais de son association de soutien à la création musicale à l’événement par des concerts, cette année la politique a pris le dessus. Elle ne lui a pas laissé de place à l’activité culturelle. Mais, il suit de près à ce qui se passe. « La culture est un levier important de développement économique, social et individuel. Il va falloir travailler énormément parce que la culture en tant qu’outil de création a des retombées importantes sur l’identité de la société de façon générale mais également en tant que facteur économique ainsi que sur les autres domaines apparentés comme le tourisme ou certaines industries de consommation », pense l’intervenant qui précise aussi qu’il faut réhabiliter l’artiste dans la société et lui redonner une dimension qui cadre avec son rôle de locomotive au sein de la société et instaurer des outils pour remettre en selle l’artiste et lui donner la dignité nécessaire pour accomplir sa mission et ce pour mettre fin à une marginalisation injustifiée.
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