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Le chant populaire et la poésie mystique afghane puisent dans une harmonie de couleurs sonores où s’entrecroisent les traditions pachtounes, tadjikes, baloutches ou hazâras. Les sonorités incisives, métalliques et mercuriennes du luth rûbab à trois cordes mélodiques et vingt cordes sympathiques, évoquent l’univers montagnard de ces peuples à l’inspiration mystique et à la fierté guerrière, dont l’art s’est mêlé aux premiers raffinements des cours de l’Inde. Le rûbab est ainsi à l’origine du luth sarod né à l’orée du XIXe siècle, l’un des instruments dédié à la gloire des princes et à la louange des dieux dans la musique classique de l’Inde du Nord.
Né à la fin des années 50 dans le quartier des musiciens de Kaboul, Ustad Gholam Hossain s’est vu initier par Ustad Omar, ancien maître du rûbab comptant parmi les premiers musiciens à avoir fait connaître l’instrument en Occident. Sollicité pour ses qualités musicales et la ferveur qu’il témoigne dans l’interprétation des répertoires soufis, Ustad Gholam Hossain intervient dans le programme d’enseignement musical de l’Aga Khan.
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